Cheval du Vercors de Barraquand

La race

Histoire du Cheval du Vercors de Barraquand

Des premiers écrits de l’abbaye de Léoncel à la sauvegarde du troupeau : une histoire de montagne et de passion, racontée par l’ANCVB.

1760

Les premiers écrits à Léoncel

Dom Perrier, de l’abbaye de Léoncel, décrit les chevaux du pays comme vifs, robustes et adroits, au pied sûr. Leur constitution est façonnée par le climat frais et les pâturages du Vercors.

XVIIIe – XIXe siècles

Un véritable cheval montagnard

Les échanges empruntent les chemins difficiles et les « pas » du massif : rusticité et pied sûr sont essentiels. Les cultures fourragères permettent aux effectifs de progresser. Au XIXe siècle se dessine un cheval sobre, solide, de caractère facile, généralement bai, mesurant environ 1,45 à 1,55 m.

1894

Jules Barraquand et les six juments fondatrices

Sur Ambel, la famille Barraquand reste convaincue de la nécessité d’élever des animaux adaptés à la montagne. Le jeune Jules rassemble six juments à l’origine de son troupeau. Une sélection rigoureuse stabilise les caractéristiques de ces chevaux et ancre le nom Barraquand dans leur histoire.

Vers 1908

La transhumance vers la Crau

Pour échapper aux longs hivers du Vercors, le troupeau descend vers les pâturages de la Crau, près d’Arles. La transhumance devient indissociable de cet élevage. En 1914, le troupeau compte environ 160 à 200 juments poulinières.

Les deux guerres mondiales

Un élevage durement éprouvé

La Première Guerre mondiale freine l’essor du troupeau. Pendant la Seconde, la ferme d’Ambel, foyer de résistance, est détruite ; les animaux sont tués, dispersés ou réquisitionnés. Frédéric Barraquand reconstitue ensuite l’élevage sur le domaine d’Arles, jusqu’à environ 150 chevaux, recherchés pour les travaux agricoles et leur douceur.

1954 – 1963

La mécanisation et la fin de l’élevage

La mécanisation réduit les débouchés de ce petit cheval polyvalent. La dernière transhumance a lieu en 1954 ; l’élevage devient déficitaire à partir de 1955. Frédéric Barraquand le dissout en 1963.

1994 – 1997

La reconstruction du troupeau

En 1994, Jean-Louis Barraquand, petit-fils de Jules et neveu de Frédéric, entreprend de reconstruire l’élevage familial à partir de trois juments et d’un étalon. D’autres poulinières sont présentes sur le territoire du Parc du Vercors. En 1997, l’effectif total recensé atteint 51 chevaux.

2017 — 2027

10 ans de reconnaissance officielle

Reconnu officiellement comme race territoriale en 2017, le Cheval du Vercors de Barraquand célèbre en 2027 les dix ans de cette reconnaissance, et non ses dix ans d’existence. À Léoncel, cette fête prolonge une histoire faite de montagne, de transmission et de passion.

Historique résumé d’après l’Association Nationale du Cheval du Vercors de Barraquand ; repère de reconnaissance officielle ajouté pour situer l’anniversaire.

Lire l’histoire complète sur le site de l’ANCVB
Cheval du Vercors de Barraquand dans un pâturage d'altitude